Le chan Heurlin
Le seul livre écrit en vers et en patois lorrain.
En 1785, un publiciste messin, Albert BRONDEX, écrit un récit rustique intitulé « Chan Heurlin ». L’intrigue est située à Vrémy, village d’enfance de l’auteur. En son temps, l’ouvrage fit les délices de ce coin de Lorraine. Aujourd’hui, il est considéré comme un chef-d’œuvre car c’est l’unique livre de la région écrit en vers et en patois lorrain.
L’histoire prend place à Vrémy dans le pays messin . Sergent en congé dans ce village, Maurice est amoureux de Fanchon, la fille de Chan Heurlin, un riche paysan de la commune, avec laquelle il a une liaison qui n’est pas sans suites. Mais rapidement Maurice est rappelé au régiment avant d’être blessé et laissé pour mort sur une petite île à la suite d’une expédition. C’est alors que Fanchon, accablée par la tristesse et atteinte par les premières nausées de la grossesse, raconte toute l’histoire à son père.
Celui-ci, afin de lui sauver son honneur, convainc un idiot du nom de Chalat Pouaré de la demander en mariage. Ensuite, tout se déroule pour le mieux dans l’attente et la préparation de la cérémonie. Mais au cours de celle-ci, Maurice reparaît en grande forme et fait valoir ses droits pour obtenir la main de Fanchon qui, au même moment, se sent mal. On apprend en réalité qu’elle est enceinte, poussant le mariage à être reporté. Bien évidemment, la fin se veut heureuse pour les deux amoureux puisque Maurice obtient la main de Fanchon et l’épouse après que l’enfant soit baptisé. Chalat Pouaré, quant à lui, ne fait preuve d’aucune rancune pour son mariage manqué souhaitant même devenir le parrain de l’enfant et lui laisser tous ses biens.
Aujourd’hui encore une rue de Vrémy porte le nom de Rue du Chan Heurlin ainsi que l’école élémentaire de Sainte Barbe depuis 2019.
Le General Ardant
Le Général Paul-Joseph Ardant , général de brigade du comité des fortifications, officier de la légion d’honneur commandeur de l’ordre de Saint Grégoire. A été propriétaire du château de Vrémy (Nous ne savons pas s’il l’avait fait construire) il avait également une ferme dans le village au 19 -ème siècle. C’est sa veuve (Louise-Claire Archdeacon) qui a fait don à la commune de Vrémy de la chapelleSaint Maur qu’elle avait fait construire après la mort accidentelle de son mari à l’âge de 57 ans au polygone de Vincennes, victime d’un accident, lors d’une expérience de tir, en présence du Ministre de la Guerre. Le couple avait deux filles, Jeanne et Alice née à Metz.
La rue principale du village de Vrémy porte aujourd’hui son nom, il repose à Metz au cimetière de l’Est.
Une bien riche histoire, qui continue de s’écrire jour après jour au sein de nos villages.